i-pédago

Reconstitution virtuelle de la clandestinité d'Anne Frank

La Maison d’Anne Frank est l’un des trois musées les plus visités d’Amsterdam. A l'occasion du 50ème anniversaire de son ouverture, le Musée offre une visite virtuelle en ligne. La qualité de la réalisation du site a été récompensée par l'un des prix du 2010 Max Awards d'Adobe.

La famille d'Anne Frank émigre en 1933 aux Pays-Bas pour fuir la politique antisémite de l'Allemagne nazie. Elle entre dans la clandestinité en 1942, deux ans après l'invasion du pays par les Allemands. Le lieu de la cachette se trouve dans la partie inoccupée des bureaux d’Otto Frank, le père d'Anne, qui est parvenu par un tour de passe-passe à ne pas faire tomber son entreprise entre les mains des occupants. Pendant deux années, avec l'aide des employés d’Otto Frank, les 4 membres de la famille Frank, un couple d'associés et leur fils, ainsi que le codirecteur, connaissent l'enfermement et la peur quotidienne d’être découverts. Ils sont tous arrêtés le 4 août 1944 après dénonciation.

Le succès de la publication du Journal d'Anne Frank permet sous l'impulsion d'Otto Frank, le seul survivant, de sauver l'immeuble de la démolition et de le transformer en musée, ouvert au public en 1960. Ici, le plan interactif de la maison telle qu'elle a été conservée : devant, la partie officielle des bureaux, derrière, l'annexe cachée accessible via une bibliothèque pivotante du premier étage.

Le plan de la maison.

Fidèle à un "comme si vous y étiez", la progression suit l'architecture de la maison : elle s'opère de pièce en pièce en suivant l'indication des symboles. Plus même, le grenier et le bureau d'Otto, fermés au public pour des raisons de sécurité, sont visibles sur le site.

Couloir reconstitué d'accès à 3 pièces.

L'arrivée dans une pièce propose une reconstitution en 3D simulant la réalité telle que découverte par les visiteurs du musée. Ici, une pièce du deuxième étage de l'annexe.

Le plan 3D d'une pièce.

Le plan laisse place à une photo présentant un ameublement reconstitué, contrairement aux pièces du musée qui elles sont vides – la maison a été dépouillée de tous ses biens par les Allemands.

L'ameublement de la pièce restituée avec une photographie.

Un panorama à 360° permet d'examiner chaque pièce. Mais là où beaucoup de visites virtuelles s'arrêtent ou proposent une simple description, ce sont des récits audio-visuels, au hasard d'un objet ou à par le biais d'un menu, qui sont à découvrir. Ici, le menu des récits proposés pour la chambre d'Anne.

La chambre d'Anne Frank et l'interface des documents liés.

Un court montage de photos, documents, ou film d'époque, accompagné d'un commentaire sonore étayé d'extraits du journal d'Anne, raconte la vie qui continue. Ici, l'histoire de la paire de chaussure achetée par Miep, une des employées, pour Anne.

Ecran d'une vidéo.

Une photo sur un mur, un lavabo ou les branches d'un arbre constituent autant d'entrées dans la réalité quotidienne de la clandestinité telle que décrite par Anne Frank. Une réalité proche de chacun d'entre nous qui imprègne la visite d'une charge émotionnelle inattendue avec le virtuel. C'est elle qui ouvre la voie sur l'Histoire.

Le délateur n'a jamais été identifié.

Un peu plus...

Sur l'histoire d'Anne Frank et de sa famille : Site officiel de la Maison d’Anne Frank.

L'association propose également une chronologie interactive des événements : une timeline composée de documents d'archives (photographies, illustration, vidéos...) offre une représentation synthétique de la montée du nazisme à Amsterdam en parallèle avec la vie d'Anne Frank.

Visuel de l'interface.

Le site : Anne Frank à Amsterdam (Het Amsterdam van Anne Frank).

Voir aussi : Sur la Shoah et la politique antisémite nazie.

Share |  | Publié le 11.12.10

Commentaires

Commentaires fermés.

Les 5 derniers articles

© 2008 - 2012, netdeclic.net  | Creative Commons License | HAUT