Earth Hour : les sites les plus créatifs et dynamiques
L'Earth Hour est un événement initié en 2007 à l’initiative du WWF Australie. Le 26 mars, de 20h30 à 21h30, il est demandé à tous, citoyens, pouvoirs publics, entreprises, d'éteindre la lumière pour lutter contre le changement climatique. L'initiative a aujourd'hui une dimension mondiale.
Sur internet, les pays font, par défaut, un lien vers le site global de la manifestation. Les plus modestes proposent un blog ou une présentation intégrée au site de la section WWF du pays. D'autres reprennent la structure du site australien d'origine, qu'ils agrémentent plus ou moins. Les plus inspirés cherchent à rassembler et sensibiliser davantage en faisant preuve d'imagination. Petit tour d'horizon.
Participation mondiale
Pour le site global de l'événement, une interface en temps réel donne la possibilité d'afficher son soutien. Terre, croix et ampoule pixelisées défilent sur l'écran alors que les nouveaux messages apparaissent ponctuellement. Les anciens textes sont accessibles en cliquant sur les pixels dispersés et un menu permet de laisser sa résolution, retrouver d'anciens messages, voter, voir les mieux notés... Une participation virtuelle avec certains engagements qui dépassent la simple heure d'obscurité.

Les cartes de participation
Elles sont intégrées pour souligner le nombre de participants ou permettre des rassemblements ou des prises de contact. Ci-dessous, les cartes du Canada et de la Pologne propose une API Google pour trouver respectivement les événements organisés pour l'occasion et des habitants participant à l'évènement. Le site de l'Espagne est le seul à avoir créer une carte originale qui visualise les participants à l'échelle du pays et du monde. Vietnam, Tchéquie, Indonésie et Danemark utilisent également une carte.

Le match amical
Trois pays poussent à faire mieux que son voisin pour booster l'opération. Le Danemark et la Norvège s'allient avec un site à connotation sportive. Une terre-ampoule-ballon sur un fond sonore de salle comble figure le match entre les deux pays. Une connexion avec une page Facebook dédiée s'établit en cliquant sur l'interrupteur – ce qui exclut bêtement ceux qui ne sont pas sur ce réseau ou ne veulent pas y afficher leurs convictions.

Pour le Royaume-Uni et l'Irlande, une carte interactive du classement des régions comptant le plus grand nombre de soutiens souligne clairement une compétition, dans laquelle il est bon de ne pas figurer dernier.

Carte interactive également pour le Canada, mais pour une comparaison d'un autre ordre. La mobilisation joue ici sur le taux d'utilisation d'énergies renouvelables qui est affiché pour chaque région du pays.

Aller plus loin dans l'engagement
L'Espagne va le plus loin avec un site dédié. Un ciel étoilé de signatures d'internautes qui s'engagent à suivre 3 prescriptions respectueuses de l'environnement, choisies parmi une dizaine. Ci-dessous, ne plus laisser en veille les équipements audio-visuels, ne pas dépasser une température ambiante de 21° et planter un arbre dans l'année. Un stylo virtuel est là pour sceller le contrat d'une signature qui s'affichera sur la page d'accueil.


Plus traditionnel, le Vietnam organise un concours en ligne pour recueillir les dessins dont les meilleurs, choisis par les internautes, feront l'objet de tee-shirts promotionnels pour le respect de l'environnement.

Ludo-promotionnel
Le jeu d'interrupteur est évidemment très approprié. Le plus frappant revient à l'initiateur. Le site australien propose de faire un choix d'interrupteurs (forme et support mural) pour dévoiler un interrupteur plein écran qu'il faut éteindre. L'accroche qui s'affiche joue alors à plein.

Earth Hour – Virtual Light Switch.
Le Vietnam glisse un interrupteur sur la marge qui a pour effet d'amoindrir la luminosité de la page.

Le Royaume-Uni a la bonne idée de fournir un interrupteur à chaîne à installer en haut de page de son site pour conduire à la page de l'événement.

Get a light switch for your website.
La Roumanie propose une accroche graphique sur sa page d'accueil avec un décor dont les lumières s'éteignent après quelques secondes.

Le Royaume-Uni, encore, présente un effet photographique à partir du Earth Hour de l'an dernier : les photographies de bâtiments célèbres s'éteignent d'un clic, comme si vous y étiez. Ici, le Trafalgar Hotel à Londres.

Flick the Switch - UK landmarks in photos.
Un seul jeu pour enfants, qui sont donc assez peu conviés, est proposé, là encore, par le site d'origine. Il est repris par la Pologne, le Vietnam et la Finlande. Il a pour but de faire éteindre par le héros le plus d'ampoules possible du décor en un temps limité.

Enfin, un jeu d'éclairage à la bougie toujours à l'initiative du site australien. Une lanterne à personnaliser dans sa forme, sa couleur et sa décoration, dont l'image peut être conservée via un mél. L'ancienneté nécessiterait une actualisation du principe à une interface mémorisant les lanternes accompagnées de messages, la lanterne inspirant toujours les Émirats arabes, le Népal, le Vietnam et Singapour qui l'intègrent dans leur site.

Et la France ? Rien de tout cela, mais un site marketing qui affiche le slogan du directeur de la section France de WWF, les infos sur les partenaires, les partenaires, quantité de texte et une noirceur démobilisatrice.

Commentaires
Le Top 10
- Approcher et découvrir la baleine pour la sauver
- Tester un maquillage sur sa photo
- Du gif animé pour un hommage au cinéma et aux cinéastes
- Calendrier de l'Avent de Noël pour promotion du jour
- Visualisation : superposer des images pour mieux comparer
- Reconstitution virtuelle de la clandestinité d'Anne Frank
- Trajets interactifs à raconter l'événement
- Visualisation de données : révéler les connexions
- Démonstration à effets pour informer sur le danger des drogues
- Mad Men : formidable générique et exploitation exemplaire
