D'un décor à l'autre : immersion 3D en pays d'Oz
Un décor 3D n'a rien d'original. Sauf lorsqu'un large zoom le parcourt pour découvrir dissimulé en son centre un autre décor, qui en découvrira à son tour un troisième, qui lui-même en révélera un quatrième...

L'expérience a été produite par la chaîne américaine Sci Fi pour la promotion de sa mini-série Tin Man, librement inspirée du célèbre ouvrage Le Magicien d’Oz de L. Frank Baum, réinterprété pour l'occasion dans une version modernisée plus psychédélique.
Chaque décor de la série a été reconstitué par un artiste qui a interprété le lieu selon sa propre imagination. Le tout offre un voyage onirique hors du commun.
La réalisation est parfaite : question navigation, un outil en forme d'hélice en haut à gauche de l'écran, visible lorsque la souris est sur le décor, permet de ralentir, d'augmenter ou d'arrêter le zoom et d'avancer ou de reculer dans le décor.
La relation avec la série s'effectue à tout moment par un écran de mise en contexte du lieu dans la série. Un icône en forme d'œil apparaît même à l'approche d'un changement de décor signalant cette possibilité. De même, dans la bande-son, de courtes répliques évoquent l'action liée au décor.
Enfin, les transitions d'un paysage à l'autre grouillent d'invention, attisant l'envie de deviner d'où viendra l'ouverture et pour quel paysage.
Si l'outil est promotionnel, nulle obligation d'avoir vu la série pour l'apprécier. Ni même de se souvenir du livre, du film ou de l'histoire. L'expérience ne requiert rien d'autre que l'envie de se balader dans un univers que chacun peut combler des sensations de son choix.
L'initiative est à saluer par son innovation et ouvre la voie à d'autres fins...
Voir le site : The Infinite OZ (attention : temps de chargement un peu long).
Un peu plus...
Une bonne part de la réussite provient des possibilités du zoom développé par un collectif d'artistes : the zoomquilt. Le collectif a produit son propre voyage pour illustrer les capacités de l'outil. Assez cauchemardesque, mais tout aussi fascinant pour ceux qui aiment le principe.
Un des neuf artistes, Andreas Rocha, donne à voir sur son portfolio quelques éléments de production pour deux des décors. Ce qui laisse imaginer l'ampleur du travail réalisé.
Pour voir à l'œuvre le principe du travelling pour un autre univers, lire sur Netdeclic : Quand l'animation interactive magnifie l'univers d'un cinéaste.
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